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Et si on pouvait faire un traitement préventif de la scoliose idiopathique ?(idiopathique signifiant que l'on ne sait pas pourquoi)

une scoliose est une torsion du rachis vertébral dans les 3 dimensions; c'est pourquoi on retrouve une inflexion de la colonne vertébrale, et une gibbosité (une ''bosse''), plus ou moins marquée.

 

Cette déformation apparaît dès le plus jeune âge, mais s'aggrave lors des poussées de croissance, et en particulier à l'adolescence.

certaines scolioses peuvent être majeures, et induire de graves complications cardio-pulmonaires par compression.

Il est évident qu'un traitement ostéopathique est illusoire et les douleurs sont difficiles à traiter. Dans les cas évolués, seul le traitement chirurgical amène une amélioration notable, mais au prix d'une chirurgie souvent lourde.

Alors, que peut on faire ? émettre une hypothèse non vérifiée.

en effet, selon unbe thèse d'Anne Dambricourt Malassé, paléo-anthropologue française du CNRS (qui s'appuie sur les recherches et découvertes de Philip Tobias,professeur d'université en Afrique du Sud), le passage de la position à quatre pattes à la position debout du singe et de l'homme par la suite serait liée à la bascule du sphénoïde, os central et pivot de la voute crânienne, et sur lequel se fixent entre autre les méninges.

 

Or, en ostéopathie, nous travaillons beaucoup sur la mobilité de cet os, qui fait partie de la voute orbitaire en avant, l'occiput en arrière, et l'articulation temporo-mandibulaire par ses 2 longerons verticaux que sont les apophyses ptérigoïdes. Si l'on accepte la théorie originale (et d'ailleurs très controversée) de ces paléonthologues, on pourrait supposer qu'une torsion ou une bascule,même minime de cet os, puisse induire une tension méningée qui à terme, aboutira à la scoliose idiopathique.

Hypothèse osée me direz vous. Tout à fait d'accord avec vous. Mais comme la médecine traditionnelle n'a pas de solution, tentons quelque chose de non agressif.

En effet, peut être qu'une série de traitements à intervals réguliers, en détente crânienne et en particulier sur le sphénoïde et sa jonction avec l'occiput, pourraient améliorer l'évolution de ce type de scoliose.

De toute façon, le traitement est indolore, et inoffensif.

Alors, pourquoi ne pas le tenter ? nous n'avons rien à y perdre, tout au contraire.

reportage télé:

Réponse du Professeur Tobias, anthropologue sud africain, à un de mes courriers concernant mon hypothèse

Thank you for your letter of 22nd September 2008, which has only lately surfaced on my desk. I was very interested to read about young people with scoliosis without any known reason and your hypothesis that the sphenoid may not be perfectly centered.  I am not sure which part of my theory of evolution you are referring to, when you speak about the sphenoid bone. The work I did a few years ago was on the relationship between the angulation of the base of the cranium, especially the spheno-occipital angle.  The closing of this angle, I suggested, seems to have been correlated with the attainment of the upright phase during evolutionary development, and with the balance of the cranium on a nearly vertical spine. I am not sure that I am able to say more about that although it was published in several of my works some time ago including my chapter in a great book published in l992, The Head-Neck Sensory Moter System (1992) edited by Alain Berthoz of CNRS, Paris: Werner Graf of The Rockefeller University, New York; and Pierre Paul Vidal of CNRS, France. Mine was Chapter 1 in this book, and was entitled “The Upright Head in Hominid Evolution” and I dealt with these issues, including reference to the sphenoid and the center of gravity of the head.  I am sure you may be able to find a copy of that book which was published by Oxford University Press in the nearest medical library. 

 

With best wishes for the continuing success of your work,

 

I remain,

 

Sincerely yours,

 

 

(Professor Emeritus) Phillip V. Tobias FRS

 

 

 

Honorary  Professorial Research Fellow

School of Anatomical Sciences

University of the Witwatersrand

Medical School

7 York Road,

Parktown

2193

South Africa

Email: phillip.tobias@wits.ac.za

Tel: +27 -11 - 717-2516

Fax:+27 -11 - 717-2773

 

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