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La migraine : c'est une douleur de la moitié du crâne, pulsatile, c'est à dire que l'on ressent le rythme du battement cardiaque dans sa tête. Elle est parfois précédées de prodromes (signes avant courreurs) du type scotome visuel scintillant.
Elle s’accompagne souvent de nausées voire de vomissements, et de photophobie (la lumière est un facteur de majoration de la douleur).
La crise de migraine peut être alternativement des 2 côtés, de fréquence variable, mais parfois plusieurs fois par mois.
On retrouve souvent une corrélation entre l'ovulation ou les règles et le déclenchement de la crise.
la cause réelle de la migraine est relativement inconnue mais on suppose qu'un facteur hormonal est en jeu.
elle se déroule en 2 phases: une phase de vasoconstriction (avec parfois des prodromes),suivie d'une phase de vasodilatation qui est douloureuse.
Que fait on en médecine ?
il existe un traitement
- de la crise migraineuse (anti-inflammatoire, produits antalgiques caféinés avec ou sans dérivés codéinés, et surtout a famille des ''triptans'' qui sont spécifiques de la crise de migraine)
- et selon les cas, votre médecin pourra instaurer un traitement préventif de celle ci (à base de dihydroergotamine et/ou de propranolol, qui est un médicament de la famille des beta-bloquants, aussi utilisé en cardiologie)
Que peut on faire en ostéopathie ?
On sait, par la médecine, que la migraine est un phénomène vasculaire de constriction et de dilatation veineuse intra-crânienne, et en particulier méningé.
Or, on peut supposer qu'une tension des membranes méningées peut ''irriter'' un complexe nerveux qui entoure le système vasculaire.
Sachant que du point de vue anatomique, les méninges commencent au front et se terminent au sacrum et au coccyx, l'idée est de vérifier s'il existe des résistances sur l'axe crânio-sacré, de lever celles ci et d'espérer avoir été efficace.
Le traitement consiste donc à faire une analyse manuelle crânienne et de l'axe rachdien.
Pour ma part, j'ai globalement 30% à 40% de très bons résultats, et qui sont durables dans le temps.
Sachant que la médecine traditionnelle n'offre que peu d'alternatives, il semble intéressant d'essayer cette méthode qui donne quand même des résultats, malgré un tau d'échec relativemenbt important.

névralgie d’Arnold (aussi appelé nerf grand occipital): C'est une douleur unilatérale de la nuque aux 2/3 postérieurs du crâne, irradiant parfois jusqu'au front et à la racine du nez.
Elle est causée par la compression du nerf d'Arnold, qui émerge entre la 1* et la 2* veretèbre cervicale.

la particularité de son trajet est qu'il descend pour faire une boucle, et passe ainsi entre 2 muscles: le grand complexus (aussi appelé miuscle occipito - vertébral) et le trapèze (qu'il traverse d'ailleurs). Puis il va innerver le cuir chevelu.
On peut donc comprendre que, de par son origine et son trajet, 3 structures peuvent être en cause dans la mise en tension de ce nerf, et la douleur qui s'en suit:
- une compression à sa sortie, entre les 2 vertèbres cervicales C1 et C2, qu'une manipulation articulaire prudente pourra résoudre, après avoir pris soin d'éliminer toute pathologie ou contre indication à la manipulation par des clichés radiographiques.
- une compression entre les 2 feuillets musculaires. On réalisera ainsi une détente du grand complexus dont la base d'insertion est la 6* vertèbre dorsale et la terminaison à l'occiput, puis une détente du trapèze qui débute au niveau de la 1* vertèbre lombaire pour se terminer également à l'occiput.

On ira aussi vérifier que le muscle angulaire de l'omoplate n'est pas en tension, car lui aussi se termine entre autre sur la 1* vertèbre cervicale, qu'il pourra déplacer et entraîner ainsi un pincement du nerf d'Arnold
On pourra compléter par une détente globale du cou par des techiques myo-fasciales et des techniques de type crâniennes, propres aux ostéopathes.
Globalement, les résultats de ces techniques sont spectaculaires sur cette pathologie. Les échecs sont relativement peu fréquents, et surtout liés alors à des rétrécissement du trou de conjugaison, c'est à dire la voie de sortie (la porte en quelque sorte) du nerf à travers les 2 vertèbres. La médecine, voire la chirurgie, retrouve toute sa place dans ce cas.
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